Lost in my lies
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About: Lorsqu'une jeune fille se perd dans le jeu des mensonges, c'est son rêve qui vient la délivrer de sa prison de solitude, un soir dans Central Park.
One-shot - Hors-série

La fiction est en pause, veuillez m’en excuser. En ce moment, ce n’est pas la forme du côté de la rédactrice (moi) et l’année de Terminale est relativement corsée. Je n’ai donc guère de temps à consacrer à cette fiction, même si je ne l’oublie pas. C’est pourquoi j’ai décidé de vous offrir un petit one-shot. Les personnages ne sont pas forcément Joe et Selena, et le point de vue est masculin… A vous d’imaginer ce que vous souhaité (c’était un cadeau à mon chéri ^o^).

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      Soudain, la lumière se coupa d’elle-même, et une enivrante odeur de parfum féminin envahit la chambre. Si je ne m’abuse, sans pour autant être fin connaisseur, je parierais que cette fragrance était de Dior… Mais je n’en aurais pas mis ma main à couper. Une musique très langoureuse (ici) chassa le silence, et j’entendis la porte du couloir grincer doucement, ce qui fit accroître ma curiosité. L’ambiance sensuelle qui se dégageait de cette chambre qui d’ordinaire était mienne me fit frémir d’envie. Je tournai doucement mon regard vers la porte, et vis deux grands yeux marrons m’observer avec intensité. Je déglutis doucement face à ce regard envoutant délicatement rehaussé d’une touche de khôl et de mascara, assez pour ne pas sombrer dans la vulgarité. Ces yeux… Un frisson me parcouru le corps. Alors, la porte s’ouvrit et elle passa une jambe dans la pièce, puis l’autre, et s’approcha avec une démarche féline… Elle était tellement sensuelle et tellement belle que je ne la reconnus pas au premier abord. Vêtue d’un corset noir à fines dentelles, d’une petite culotte sensiblement pareille, elle portait des bas résille, des bottines en cuir, un collier noir à strass, ainsi que des oreilles de chat. Elle ondula de manière provocatrice vers moi et se pencha sur mon oreille pour y susurrer d’une voix chaude et claire:
- Ferme la bouche, mon chou… Tu baves.
     Puis devant mon air ébahi, elle s’empressa de glisser d’autres mots au creux de mon oreille avant d’en mordiller le lobe:
- Alors quoi, tu n’es pas habitué au cuir et aux lèvres pulpeuses?
     Son souffle chaud caressa ma nuque, ou elle déposa délicatement ses lèvres rouges, elle baisa mon cou, glissant sa langue sur ma peau, provoquant chez moi des milliards de sensations plus exquises les unes que les autres. Elle mordit ma peau, la suçota, sans jamais me quitter des yeux. Son regard, si pénétrant, si envoutant… Il me captivait, m’ensorcelait, m’hypnotisait… Elle se pencha vers moi qui, assis au bout du lit, la reluquait de haut en bas, subjugué par sa grâce. Le souffle court, le cœur battant à tout rompre, je l’admirais en imaginant déjà tout un tas de scénarios érotiques. Lorsque je baissai la tête pour attraper ses lèvres, elle me fit un large sourire aguicheur et posa ses deux mains, manucurées pour l’occasion, sur mon torse. Alors, elle me poussa avec une force considérable et je tombai en arrière en grognant de désir. Elle jouait avec moi, et elle savait me tenir en haleine… Imitant les ronronnements d’un chat, elle s’avança, toujours aussi sensuelle et gracieuse, sur le lit et chevaucha mon bassin, de sorte que ses bras vinrent se poser de chaque côté de mes épaules, et que ses cheveux vinrent, en cascade, caresser mon visage. Elle me semblait si sauvage et si docile à la fois, si vilaine et si sage à la fois… Je guidai mes mains jusqu’à ces hanches et effleurai délicatement sa peau: elle se cambra et ronronna d’avantage. Alors, je les remontai doucement sur son corset et retirai le lacet qui l’emprisonnait dans ce vêtement somptueux tandis qu’elle prenait possession de mes lèvres et de ma langue avec avidité et passion. Elle glissa ses mains dans mon dos et se mit à me caresser, ce qui me fit l’effet d’un millier de feu d’artifice sous ma peau brûlante, elle planta ses ongles - ou devrais-je dire ses griffes? - dans ma chair et laissa échapper un grognement terriblement suggestif de ses lèvres. Essayant de resister pour ne pas briser ce moment par un mouvement brusque ou irréfléchi, je glissai mes doigts dans la fine dentelle de sa culotte dans l’unique but de lui enlever. Et en un vif mouvement, elle ôta ses bottines et les laissa choir au sol. Puis, remarquant mon malaise tandis que j’essayais vainement de retirer ses bas, elle me glissa dans l’oreille:
- Déchire-les mon Cœur, sois sauvage et passionné, montre-moi ce que tu sais faire…
     Alors je m’exécutai et, avec un désir de plus en plus ardent, je lui arrachai ses bas, que je déposai sur la couverture, juste à côté de nous. Je passai mes mains derrière ses genoux et la ramenai tout contre moi, de sorte qu’elle fut assise, très docilement et toute émoustillée, sur mon entrejambe. Et bien vite, sans même avoir recours aux préliminaires, elle me guida à l’intérieur de son corps et prit en charge la manœuvre en ondulant sur moi comme une véritable déesse. Je ne pus m’empêcher de l’admirer et de la désirer comme un fou; j’avais attendu ce moment si longtemps… Cinq ans, une éternité selon moi… Et la voir, là, au dessus de moi, se mouvoir à la perfection sur mon sexe… C’était la consécration de l’un de mes fantasmes les plus fous.
     Et ce soir-là fut sans doute la plus belle soirée de ma vie.

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Bisous à vous mes lectrices dévouées, à la revoyure. Je vous aime toutes. (Eh oui, c’est pervers, mais n’est-ce pas ce que je sais faire de mieux pour vous autres perverses? :p)

Chapitre 42.

Comme prévu, après le déjeuner, je le retrouvai à l’endroit convenu. Ce dernier était totalement désert.
- Ne me mens pas, tu pleurais à midi. Pourquoi ? Joe a fait quelque chose ? s’enquit-il en s’asseyant près de moi sous les gradins.
Je plongeai mon regard dans le sien et y décelai une pointe de jalousie. Oui, il se faisait de faux espoirs…
- Non, ce n’est pas Joe, ne t’inquiète pas… C’est juste que… Le voyage va se finir, je vais repartir, je ne vous verrai plus, ni toi, ni lui… soupirai-je en détournant le regard.
- Alors on sera à égalité ? Tu crois que j’aurais une chance de…
- Non, ce n’est pas ce que je voulais dire, Logan… Joe, lui, a prévu de revenir en France pour moi, mais toi… On ne se reverra pas, Logan, je ne veux pas te laisser te faire de faux espoirs, ça me fait autant souffrir que toi.
Il se contenta de m’adresser un petit sourire et haussa les épaules. Il était si maladroit, et grand… et gentil. Sans nul doute, je pouvais affirmer que ce garçon avait un cœur énorme.
- Joe devrait m’attendre sur le parking, je suis désolée, je ne peux pas rester, Logan… déclarai-je en baissant la tête.
J’avais honte, honte de lui faire vivre une telle situation… J’avais connu la même chose, à courir un lièvre qui courait beaucoup plus vite que moi… Sauf qu’il n’avait jamais daigné se retourner pour m’attendre et s’excuser, lui. Repenser à Alex me brisa le cœur d’avantage. Comment réagirait-il s’il savait, aujourd’hui, que je sortais avec une star ? Une star qu’il avait détesté, qui plus est…
- Je dois y aller, Logan… A demain… Sorry.
Et je m’enfuis sous son regard penaud.
Comme prévu, l’Aston Martin noire attendait docilement sur le parking du lycée. Je me précipitai à l’intérieur et me jetai sur Joe. Je l’embrassai avec une telle passion que la tête m’en tourna lorsque je cessai.
- Woaw… Calme-toi, Bébé, je ne vais pas disparaître ! s’esclaffa-t-il en me repoussant, étouffé par mon étreinte. D’ailleurs, je viens d’annoncé à la presse que j’avais rompu avec Emma, donc s’ils veulent parler de notre histoire, à toi et moi, ce n’est plus un problème…
- Vraiment ?! m’exclamai-je avec des étoiles dans les yeux.
Donc il était « célibataire » aux yeux du monde et officiellement « en couple » avec moi en privé ? Pour de vrai ? Je ne risquais plus de ternir sa réputation en m’affichant à son bras ? Quel soulagement… Mais qu’en pensait la concernée ?

Chapitre 41.

A midi, Logan mangea avec nous. Il était mignon et très drôle. Il me redonna quelque peu le sourire et sa présence indisposa tellement Chloé que, ce jour-là, je n’eue pas droit à un interrogatoire. Joe ne fut pas notre sujet de conversation principal. Il se renseigna notamment sur mon voyage, si tout se déroulait bien, ce que j’aimerais faire avant de repartir, il voulait également me montrer sa voiture, sa nouvelle voiture. Il m’invita au match, samedi, mais je refusai. Joe quittait la ville, samedi, je devrais être là pour lui… Je devrais lui faire mes adieux, le motiver et puiser dans sa motivation, pour ne pas craquer, ne pas sombrer dans la dépression après son départ. Kimberley me mènerait la vie dure, et alors ? Joe reviendrait, il me l’avait promis…
- Tu pleures ? demanda timidement Logan en se penchant sur mon assiette.
Je… Oui, je pleurais, là, dans ce réfectoire bruyant où l’ambiance générale était assez euphorique. Je faisais le bilan de mon voyage, le bilan de mon histoire… Qu’y avait-il avec moi ? J’avais attiré le plus bel homme de la planète dans mes filets, et désormais, penser à lui me déprimait.
Je secouai vivement la tête en essuyant mes larmes.
- Une poussière. Ne t’inquiète pas, Logan, souris-je.
Mais il avait deviné. Au premier coup d’œil.
- Tu pourras me rejoindre derrière le stade tout à l’heure ? me demanda-t-il avec un regard appuyé.
Non, il n’avait aucune arrière-pensée, il souhaitait juste m’aider, comprendre mon mal-être. Je regrettai ma vie, il aurait pu être mon meilleur ami, voire mon petit ami, si seulement je n’avais jamais craqué pour Joe Jonas, si seulement j’étais née Américaine… Il n’avait simplement pas eu de chance en tombant sur moi, et aujourd’hui il se faisait de faux espoirs.

Chapitre 40.

La voiture s’arrêta sagement sur le parking alors que les baffes diffusaient « Not right now ».
- Ca te prend souvent d’écouter ta propre musique ? demandai-je, interloquée.
Il haussa les épaules en m’adressant son plus charmeur sourire ; sa beauté subjugante me fit un choc. Sérieusement, comment pouvait-il être aussi sexy… sans rien faire ? Et il resta là, à me fixer dans les yeux, ce qui me troubla.
- Ca me dégoute de savoir que dans trois jours, je ne pourrai plus te voir du tout, gémis-je. Tes yeux, tes lèvres, tes cheveux, tes mains, je ne pourrai même plus les toucher… marmonnai-je en posant ma main sur la sienne.
Un éclair de douleur passa dans son regard et son sourire se figea. Oui, d’ici trois jours, tout serait terminé… Je ne pourrais plus me lever dans un palace, je ne pourrais plus me coucher dans les bras de l’homme de mes rêves, je ne pourrais plus arriver au lycée dans sa voiture de course, je ne pourrais plus me retrouver avec lui dans le plus beau parc au monde… Tant de choses que j’avais vécues et que je vivrais plus… La réalité commençait à refaire surface et le rêve tendait à s’estomper.
Sans même m’en rendre compte, il m’ouvrit ses bras et je me blottis contre lui en pleurant silencieusement. Je ne voulais pas le quitter, jamais… Il était tout pour moi, j’avais attendu trop longtemps pour en finir comme ça… Aussi rapidement…
Il changea de chanson au moment où la sonnerie retentissait. Je devais le quitter, aller en cours, je le retrouverais d’ici quelques heures, mais c’était une perte de temps précieuse… Chaque seconde, chaque minute passée avec lui me comblait, et chaque moment passé loin de lui me faisait déprimer. « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé… » Oui, surtout si cet être avait occupé votre cœur pendant votre adolescence et vous avait enfin remarqué, après toute cette attente. All This Time débuta tandis qu’il caressait mes cheveux.
- Je te promets que je reviendrai très vite en France, ma Puce. Je ne supporterai pas la distance, je ferai tout pour venir te rejoindre… En attendant, profitons.
Il sécha mes larmes et déposa un baiser sur mes lèvres avant de me pousser dehors :
- Va, ne sois pas en retard. A tout à l’heure, Princesse.
A ces mots, il m’offrit son plus beau sourire et je sortis de la voiture. Alors, je courus jusqu’au lycée, avec quelques minutes de retard déjà, et je retrouvai Brittany et Chloé.

Chapitre 39.

- Ok Princesse… dit-il en jetant un coup d’oeil au réveil. Tu as en tout et pour tout 20 minutes pour te déshabiller, monter à bord, et apprécier le voyage. Tu n’as pas intérêt à faire ta difficile, sinon je te mets en retard, menaça-t-il en désignant son sexe du regard (oh la belle bête, les filles, si vous saviez!). Prête à goûter au Jorgasme? Spécialité de la maison… sussura-t-il d’une voix incroyablement sauvage à mon oreille.

Aurais-je réveillé le monstre qui sommeillait en lui? Un double obscur enfoui en lui, qui transirait le désir et la soif de sexe? Combien de fois l’avait-il fait, avec un emploi du temps aussi chargé? J’ouvris la bouche, prête à répondre, mais la refermai. Alors, je m’exécutai et retirai tous mes vêtements en quelques secondes à peine. L’instant d’après, il m’attrapait par la taille, me poussait sur le lit, et prenait possession de mon corps. Cette fois, je ne ressentis aucune douleur mais simplement un intense plaisir, mêlé à un ardent désir qui nous consummait tous deux… Nous avions vingt minutes, pas plus, pour s’occuper de notre petite affaire, et je ne comptais certainement pas le décevoir une seconde fois…

En quelques minutes seulement, je gémissais à l’unisson de ses râles. Oui, cette fois, c’était lui qui donnait tout pour me satisfaire, contrairement à la veille, et je dois avouer qu’il le faisait extrêmement bien. Je basculai la tête en arrière, haletante, déglutis, luttai, résistai pour faire durer le plaisir, mais en un temps record, j’embrassai le Plaisir Ultime. Six minutes et vingt-trois secondes, voilà le temps approximatif qu’il lui avait fallu pour me donnerun “Jorgasme”… Je dois dire que cette “spécialité” n’était pas pour me déplaire, en plus d’être servie assez rapidement. C’est à cet instant que je réalisai la chance que j’avais… Partager un lit avec Joe Jonas, coucher avec lui… Très peu de filles avaient du avoir cette chance… Qu’en penseraient mes amies, sur Paris? Me croiraient-elles seulement si je leur disais avoir couché avec Joe Jonas, pour de bon et pas seulement dans mes rêves? A leur place, je n’en aurais pas cru un mot! Mais qui sait? Joe lui-même pourrait peut-être le confirmer, un jour?

- Allez… haletai-je. Conduis-moi au lycée maintenant.

- Tout ce que tu voudras, Tigresse, me taquina-t-il avant de déposer un baiser sur mes lèvres.

J’avais hérité d’un nouveau surnom? Hum… Tigresse… Ca sonne bien. On dirait que je ne suis pas si médiocre que je ne le pense, quand il s’agit de performances physiques à pratiquer en couple…

Et je l’admirai se rhabiller avec de grands yeux gloutons. Quel torse… Quels muscles… Et quelles fesses… Je salivais d’envie.

Chapitre 38.

- Qu’est-ce qui s’est passé ? demanda-t-il dans un souffle en se redressant.

Je me mis alors à chercher mes mots. J’avais éludé la question, et aujourd’hui, je devais l’affronter, y répondre, lui expliquer ma bêtise et tenter de trouver une solution… Alors, je commençai timidement :

- Je… Je ne voulais pas… Mais Chloé m’énervait, et Kimberley nous espionnait ! me justifiai-je alors même que je ne lui avait encore fourni aucune explication au problème. On était à la cantine, Chloé voulait savoir si on avait couché ensemble, toi et moi… Je… Pour qu’elle cesse avec cette question, j’ai dit oui, je lui ai dit que ton couple avec Emma était totalement faux… Mais Kimberley… Elle a tout enregistré sur son portable ! Et elle m’a menacé de vendre l’enregistrement si je ne rompais pas avec toi… J’ai peur qu’elle le fasse… J’ai vraiment besoin de récupérer cet enregistrement et de le détruire… J’aurais du être plus discrète, ne pas parler de ça… C’est entièrement de ma faute, j’en ai conscience… sanglotai-je.

- Hé. Stop. Calme-toi ma Belle… Tu lui as dit quoi exactement ?

- Juste ce que je t’ai dit… Qu’on avait couché ensemble et que ton couple avec Emma Stone était faux… Mais si elle rend cette information publique, tu vas encore être traîné plus bas que terre, ta réputation va empirer et tout le monde va te blâmer sous prétexte que tu n’es qu’un briseur-de-cœur… Je ne veux pas que tu prennes à cause de moi, c’est ma faute, c’est à moi de la réparer… marmonnai-je en reprenant mon souffle.

- D’accord… Je te comprends. Mais ne t’inquiète pas, Princesse, cet enregistrement n’aura aucun impact. Je doute fort que les médias s’intéressent aux fabulations d’une jeune fille fan de moi qui soutient avoir couché avec moi… Et c’est ainsi qu’ils te verront. Au pire, ils souhaiteront obtenir un entretien avec toi, au mieux, ils lui riront au nez. Inutile de t’en vouloir pour si peu… Je ne veux pas qu’elle te réduise en esclavage à cause de paroles en l’air, d’accord ? Alors n’aie pas peur d’elle, regarde-la droit dans les yeux, et dis-lui « Tu es jalouse car ma vie est mieux que la tienne », elle devrait comprendre le message. Et si vraiment elle continue, j’irai lui en toucher un mot…

Comment pouvait-il rester si serein après une telle révélation ? Il n’était pas même un poil énervé ? Il ne m’en voulait pas de n’avoir pas su tenir ma langue ? Il ne craignait pas les journalistes ? Comment pouvait-il rester si imperturbable face à une telle situation ? Et protecteur avec ça ? Il était si sérieux, si rationnel, si beau… Jamais il ne s’emportait, jamais il ne lèverait la voix avec une femme, jamais il ne s’énerverait pour des broutilles, pourquoi diable avais-je eu peur de sa réaction ? Comment aurait-il pu réagir, autrement que de cette façon ? J’étais une parfaite idiote…

- Bien, je vais t’emmener au lycée dans ce cas…

- Hum… On ne peut pas plutôt rester ensemble ? J’avoue ne pas avoir très envie de retrouver tout ce petit monde… Et puis, je suis si bien avec toi… ronronnai-je en caressant son torse d’une main, descendant vers son bas-ventre.

- Princesse, tu me cherches ? siffla-t-il d’une voix rauque.

Je lui adressai mon plus grand sourire et battis des paupières d’un air aguicheur :

- Peut-être…

Chapitre 37.

- Dommage, souffla-t-il simplement en pressant ses lèvres sur les miennes. Allez, debout, je t’emmène, décréta-t-il.

Je gémis en signe de résignation et consentis à me lever. Je fouillai dans ma valise pour y dénicher une petite tunique bleu turquoise et un pantacourt beige et m’habillai en vitesse sous le regard langoureux qui en disait long sur son état d’esprit. Si je ne fuyais pas tout de suite, j’allais craquer de nouveau et retourner me blottir dans ses bras.

A mon plus grand soulagement, mon portable se mit à vibrer dans ma poche. Je jetai un coup d’œil à l’écran pour voir le nom de mon interlocuteur : Chloé, cette traîtresse.

- Je crois que si l’on ne part pas maintenant, je vais être en retard… remarquai-je en montrant mon portable à Joe. Tu restes au lit ou bien tu me conduis au lycée ?

Il grogna de désapprobation et sortit tant bien que mal des couvertures. Je piquai un fard à la vue de son corps si parfait… Il s’approcha de moi, nu comme un ver, ce qui me troubla, et m’enserra de ses bras musclés :

- J’ai envie de profiter de toi… Dans trois jours, ce sera fini… soupira-t-il en baisant mon cou.

Son odeur exquise titillait mes narines et me faisait perdre mes moyens, la chaleur de sa peau contre la mienne, la douce sensation de ses cheveux glissant entre mes doigts… Je ne montrai aucun signe de résistance et me laissai guider de nouveau sur le lit où il aventura ses mains sous ma tunique tout juste enfilée.

- Joe… Pas maintenant… Je… Je dois aller en cours…

Mon portable cessa de vibrer ; je le laissai tomber mollement sur le drap en resserrant mes bras sur l’homme de mes rêves.

- Joe… gémis-je tandis qu’il mordillait ma peau. Arrête… Je dois partir…

Mais le voulais-je vraiment ? Non, je ne souhaitais pas retrouver ce lycée maudit, avec ses élèves fourbes, ses amitiés fausses, ses scandales en série, et ce footballeur transis d’amour pour moi… Pourquoi choisir le cauchemar quand on peut vivre le rêve ?

Je sentis sa langue chaude et douce mouiller ma nuque, en remontant vers mes lèvres. Ses doigts glissèrent dans mes cheveux et il se colla tout contre moi. Je devinai alors sa magistrale érection qui frottait contre mon pantacourt…

- Joe… Arrête, on ne va jamais en finir… Je dois aller en cours, j’ai des problèmes avec Kim… parvins-je à articuler avec difficulté en haletant de désir.

Non, bien sûr que non, je ne voulais pas qu’il arrête… Je voulais qu’il continue, qu’il aille plus loin, qu’il me prouve que j’avais eu raison, tout ce temps, de fantasmer sur lui… Mais ces mots m’avaient échappé, et il en saisit immédiatement le sens. Il relâcha sa prise et me fixa droit dans les yeux, avec une expression d’étonnement.

- Quel genre de problème ? S’inquiéta-t-il.

- Ca te concerne… murmurai-je d’une petite voix.

 

Chapitre 36.

- Je ne vois pas en quoi c’est… “bizarre”, rigola-t-il en jouant avec mes cheveux.

- Je suis ta fan! Je suis sensée imaginer ce genre de scènes, pas les vivre! me récrai-je en plantant mes yeux dans les yeux.

Le Paradis… Ces yeux étaient synonymes de Paradis. J’aurais pu avoir toutes les misères du monde, ses yeux m’auraient quand même transportée au Paradis… When you look me in the eyes I find my Paradise… Et le sourire si charmeur qui suivit ne fit qu’aggraver ma situation.

- Je ne vois aucune loi interdisant un artiste de sortir avec l’une de ses fans, souffla-t-il d’une voix envoutante.

Joe 1 - 0 Selena. Qu’est-ce que je cherchais au juste? Une rupture? Pour faire plaisir à son Altesse Kimberley? Certainement pas! Mais avais-je réellement le choix?

- Je dis juste que c’est bizarre… soupirai-je en détournant le regard.

- Je ne trouve rien de bizarre dans le fait qu’un homme fasse l’amour à sa petite amie, si tu veux mon avis.

Joe 2 - 0 Selena. Sa “petite amie”? J’étais donc ça, à ses yeux? J’étais sa petite amie? Tout comme l’avaient été Taylor Swift, Camilla Belle, Demi Lovato, Ashley Greene et j’en passe, avant moi? Etais-je au moins à leur niveau? Elles avaient un charisme, elles étaient belles, riches, célèbres et elles avaient un Empire derrière elles. Et moi? J’étais la victime d’une Dictature scolaire, du haut de mes pauvres 18 ans… Comment ne pas faire un complexe d’infériorité face à elles?

- Dis…

- Oui?

- Avec laquelle de tes ex as-tu eu ta première fois? demandai-je timidement en dessinant un arabesque sur son torse.

- Tu le sais déjà, rétorqua-t-il en caressant ma joue.

- J’aimerais en avoir le coeur net…

- Laquelle, d’après toi?

- Camilla? supposai-je.

- Tu vois, tu le savais déjà… soupira-t-il.

A son ton, je devinai sa deception. Pourquoi m’interessais-je soudainement à ses ex? Etait-il déçu que je fasse preuve d’une certaine jalousie? Bien sûr qu’il l’était… Il cherchait une fille qui pourrait le faire rire, comprendre sa vie et son emploi du temps, qui pourrait l’aider à reprendre le contrôle, qui pourrait l’aimer pour ce qu’il était et non pour ce qu’on lui disait d’être… Alors quoi? Soudainement, il avait gagné une parfaite imbécile qui ne s’intéressait plus qu’à son passé tumultueux? Quelle idiote je faisais…

- Et… Hem… C’était… Je veux dire… C’était comment? baragouinai-je comme je pus.

- Confus, maladroit, je ne savais absolument pas quoi faire, elle a bien rigolé, c’était un désastre total, pour moi, me confia-t-il en serrant les dents.

Parler d’elle le faisait souffrir. Il lui avait sans doute tout donné, il l’avait aimé comme personne n’est capable d’aimer… Et elle l’avait trahi, s’était servie de lui, l’avait trompé, berné et anéanti… Alors, l’image de ce concert, en 2009, me revient en tête. Ce fut la première fois de ma vie que je l’avais vu pleurer, sur l’écran géant de la salle dans laquelle il jouait ce soir-là, avec ses frères… Ca m’avait bouleversée…

- Laisse-moi te dire que tu t’es bien amélioré, alors… lançai-je en affrontant son regard.

Et son sourire reparut.

- Tu es sûre de vouloir aller en cours ce matin? J’ai d’autres projets pour nous… murmura-t-il à mon oreille avec une voix de velour.

- Joe… grondai-je en saisissant son arrière-pensée. Je suis obligée d’y aller.

Chapitre 35.

Le lendemain matin, je m’éveillai dans ses bras protecteurs, blottie tout contre lui. Cependant, il était encore endormi et je préférai lui laisser du repos. Je m’étais fait livrer un succulent repas en son absence et il m’avait retrouvée, en revenant de son enregistrement, endormie sur le lit, épuisée. Car oui, ces deux jours au rythme d’enfer m’avaient littéralement épuisée, sans compter le fait que nous ayons eu notre premier rapport sexuel ensemble la veille, qui n’avait pas non plus été de tout repos… Et pourtant, ce matin, j’étais la première réveillée, la première à m’interroger sur les questions existencielles de la vie telles que “Comment peut-il être aussi sexy, même quand il dort?” ou encore “Est-il seulement réel, ne suis-je pas en train de rêver?”… Je l’admirai avec un regard gourmand, dévisageant avec envie ses lèvres, son nez, ses paupières, son front, ses cheveux, où je ne pus m’empêcher de glisser mes doigts… Tirant un peu la couette, je découvris son corps d’Apollon, là, près de moi: ses muscles saillants, sa peau hâlée, tout chez lui était séduisant… Je posai une main sur son torse et pressai tout doucement mes lèvres sur les siennes, et je le sentis tressaillir. Un fin sourire se dessina alors sur sa bouche: il ne dormait plus?

- Princesse… marmonna-t-il d’une voix ensommeillée.

- Joe… roucoulai-je en le couvant du regard.

Il ouvrit les yeux et croisa les miens, son sourire s’élargit d’avantage, dévoilant ses dents.

- Bien dormi? demanda-t-il en déposant un baiser sur mon front.

Je hochai la tête en me collant d’avantage contre son corps d’athlète et soupirai d’aise.

- Tout ça me semble parfaitement irréel, mais c’est tellement agréable que pour rien au monde je ne troquerais ce rêve pour une tout autre réalité, lui confiai-je en faisant courrir un de mes doigts sur sa peau douce.

- Ce n’est pas un rêve, ma Belle… C’est une parfaite réalité, sussura-t-il dans mon oreille.

Non, je ne parvenais toujours pas à y croire, même au bout de presque une semaine. Rencontrer Joe Jonas? Probable. Dormir avec Joe Jonas? Un peu moins. Faire craquer Joe Jonas? Improbable. Me faire déflorer par Joe Jonas? Impossible, bel et bien impossible. Et pourtant, lorsque je soulevai les couvertures, tous les deux étions entièrement nus et les draps étaient maculés de sang… Mon sang… Je n’avais donc pas rêvé ce moment.

- C’est tellement… bizarre, avouai-je après un court silence durant lequel je pris plaisir à écouter les battements réguliers de son coeur tout contre le mien.

- Quoi donc?

- Il y a quatre jours, tu ne me connaissais ni d’Eve ni d’Adam, et hier soir, je t’ai offert ma virginité alors que tu es mon idole… Je le répète, c’est très bizarre…

Chapitre 34.

Et comme il l’avait dit, il fut plus doux, me sussura de sa voix chaude des petits mots d’amour, avec quelques “Oui…” et “Encore…” français bien placés qui me firent fondre. La douleur disparut peu à peu et le plaisir s’imposa. Mon coeur battait une chamade effrenée et j’étais essouflée, lorsque je passai le point de non-retour. Et là, je puis dire que j’aperçus le Paradis. Ses yeux dans les miens, ses mains dans les miennes, nos langues entremêlées, nos corps enlacés, un énième coup de bassin déclancha des milliards de frisson sous ma peau et, dans un ultime gémissement, je découvris la vraie valeur du mot “Orgasme”.

Je me laissai alors tomber mollement sur le matelas, à bout de force… Oui, j’avais tout donné, vraiment.

- C’était magique, m’empressai-je de murmurer en reprenant mon souffle.

Il m’adressa un large sourire et effleura ma taille de ses doigts. Des frissons, des frissons, des milliers de frissons, et un incendie, voilà ce que ce simple geste déclanchait sous ma peau.

- Je t’aime… souffla-t-il.

Qu… Quoi? J’avais bien entendu? Il… Je n’avais pas rêvé? Il avait bien dit ce que j’avais cru entendre? Il… Cet homme, ce mâle, le plus beau, le plus drôle, le plus talentueux de la planète m’avait bien dit qu’il… Il m’aimait?

Pour répondre à ma question, il me serra dans ses bras et déposa un baiser dans mon cou:

- Tu me l’as dit ce matin, en voiture… Alors à mon tour de te le dire: je t’aime, Selena… répéta-t-il d’une voix qui frôlait la perfection avec un second baiser, sur le front cette fois.

- Tu…

- Je sais… C’est trop tôt, et on se connait à peine… J’ai pas l’habitude de dire ces mots, encore moins au bout de deux jours et demi… Mais, sincèrement, je t’aime, se justifia-t-il sous mon regard ébahi.

Je déglutis. En deux jours, seulement deux minuscules jours, je venais de réaliser tous les plus grands rêves de ma vie…

- Je… Joe…

- Oui, Princesse? sourit-il.

Il fallait que je lui dise la vérité… Que je cesse mes mensonges… S’il découvrait celui-ci, je doute qu’une deuxième chance me soit offerte. J’avais sans doute compromis sa carrière entière, sa crédibilité, j’avais peut-être sali son nom, son image. Certes, on le voyait comme un grand séducteur, mais au point de courrir deux lièvres à la fois? J’en doute fort. Il fallait que je lui dises que Kimberley détenait des informations cruciales à son sujet… Mais comment?

- Je suis fatiguée… éludai-je.

 

Et là, Pauline, son attachée de presse, entra dans la chambre en coup de vent et découvrit la scène: Selena, blottie dans les bras de Joe. Elle rougis, détourna le regard.

- Je voulais juste te prévenir Joe: demain tu as une conférence de presse, je la superviserai…

Mais elle ne put s’empêcher de poser les yeux sur lui, après tout, il la faisait rêver, c’était pour lui qu’elle avait tout fait pour devenir attachée de presse, pour le représenter, le promouvoir, le cotoyer, tout simplement…

- Je repasserai, c’est pas grave, s’excusa-t-elle en tournant les talons, gênée.

- Tu peux rester si tu veux, Pauline… Tu peux venir avec nous…

Elle ouvrit la bouche, s’apprêtant à renoncer… Mais la proposition était trop tentante et elle s’exécuta et se jeta sur le lit, entre lui et sa nouvelle petite amie.

(Excusez cette bétise, j’avais bien dis à @Nana_Jonas et @TiffSurf qu’une mystérieuse “Pauline” viendrait “scouater dans le plumard” au chapitre 34. Cependant, cette partie de l’histoire n’est pas à prendre en compte. Coordialement, @ItsJolineJonas)

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